Eldiablo's profileEldiablo MinouchkaPhotosBlogListsMore ![]() | Help |
DISCOURS SUBTIL D'UN MÉTAMORPHETsé ! Cé important de méditer ! Moi faut qué j’médite… ouuuuans… moé j’aime çâ méditer au moins une à deux foué par jour. Tsé ! Faut méditer pour savoir où t’est-ce qu’on s’en vâ là… Moé là j’aime ça êtes tû seul le samedi matin pis méditer. T’sais là. Êtes tûuuuu seul là. Faque moé m’ouvre une tite biiièrree le matin pis je médite sue n’importe quoué là…. Ouans… sue la vie. Qué cé m’a fèrrrre demain, si ça me tente de l’fèrrre pis sue quoé j’veux pas l’fèrrrrrre. Ouan ! J’pense sé important de pensé d’même pis le fèrrre comme on l’sent… même si cé n’importe quoi làaaa. Moi j’aime ça avec ma tite bièrrre j’médite… Ouan ! J’pense à toute lé jours faut. Moé entuka…Oans ! Cé ça….là… ELDIABLOLE GARDE-ROBE DE LA DÉMONELà dedans, on y sentait le souffre à plein nez. Déjà au pas de la porte, l’odeur vous entortillait les orteils pour s’enrouler autour de vos jambes en mouvement insidieux. C’était comme ça dans la garde-robe de la démone. C’était horrifiquement rouge et horriblement à l’étroit. Au mieux, on pouvait s’y sentir comme dans un sauna déréglé. Dans le coin gauche brûlait de flammes inégales, un foyer bio-énergétique nourrit par les absurdités de ce monde. On ne pouvait l’approcher qu’en fonction de sa propre tolérance à la connerie. Un indicateur rapide et efficace pour les individus qui venaient la visiter. Au devant, une trappe dissimulée sous le tapis en poil d’origine inconnu, éliminait les indésirables vers les feux éternels. Alea Jacta es ! Dans le coin droit un Récamier pourpre outrageant, une table basse ornée de pieds de bouc en rut et des coussins soyeux aux teintes chaudes habillaient l’endroit bizarrement. La trilogie Les infortunes de la Belle au bois dormant de Anne Rice, traînait par terre pour distraire les prisonniers trop curieux s’étant aventurer dans l’antre de la bête sans invitation. Au milieu de l’espace, un tas de bottes et souliers disposés en montagne sacrificielle, trônait fièrement. Des bougies sanguines les illuminaient dramatiquement comme s’ils eut été des crânes humains amoncelés pour immolée la vierge. Et finalement au-dessus des têtes, traversait le pôle dénudé en fer blanc qui confirmait l’hypothèse que voici : Les démones n’avaient vraiment pas besoin de grand chose sur le dos. ELDIABLOPLAGE 9BURY THE EVIDENCE BONNE BELTANE À TOUS!Beltaine (Bealtaine, Beltane ou Beilteine) est la troisième des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique protohistorique, fêtée le 1er mai. Elle vient après Samain et Imbolc et marque la fin de la saison sombre et le début de la saison claire. Elle est en rapport avec Belenos, Lug et Belisama. Le principal rituel de Beltaine consiste en des feux allumés par des druides où le bétail passait afin qu'il soit protégé des épidémies pour l'année à venir. Beltaine est la période de prédilection pour les rites de passage entre les périodes froide et chaude, entre l’obscurité et la lumière, entre la mort psychique symbolique et la renaissance spirituelle. De manière générale, Beltaine est la fête du changement du rythme de vie. Du rythme hivernal, on passe au rythme estival. La fête marque ce passage tant physiquement que spirituellement. Les récits insistent sur les feux allumés par les druides, prononçant des incantations magiques pendant que l’on fait passer le bétail entre ces feux, afin de le protéger des épidémies pour toute l'année. Le feu de Bel (Belemos) est un feu de purification bénéfique que les druides étaient censés créer par leur magie et leurs incantations. Le Feu de Beltaine est puissant, sacré et fort, celui qui l’allume doit être une personne de pouvoir. Beltaine est l’exaltation du feu, élément druidique par excellence. http://fr.wikipedia.org/wiki/Beltaine POURPRE FICTIONJe regardais droit devant fixant le point de fuite qui semblait ne jamais se rapprocher. La pluie était ravageuse sur la carcasse de la bagnole, un pur plaisir. Ainsi tombait du ciel, rassurante, l’écho de ma violence. Je portais une robe pourpre de circonstance ayant déjà lu à quelque part que ce chiffon tue à coup sûr. De toute manière les démones n’en avaient que pour le rouge et la lucidité. Le conducteur à mes côtés demeurait silencieux par respect pour l’ambiance, pianotant sur son volant les refrains émit par la vieille radio. À ce moment même, Nick Cave and the Bad Seeds entama les premières notes de Loverman. There's a devil waiting outside your door…How much longer? L’homme à mes côtés toussa discrètement comme s’il avait le pouvoir de lire dans mes pensées. Préférant ne pas savoir à quoi il ressemblait car l’absence de forme offre plus de possibilités à l’issue, je continuai donc de l’ignorer en regardant le mouvement des essuies-glaces engorgés. Je ne l’avais jamais vraiment regardé sachant seulement qu’il avait pour mission de m’amener tuer l’ennui. C’est ce qu’il m’avait chuchoté d’une voix envoûtante, une heure plutôt avant de m’embarquer. J’avais découvert dans la boîte à gant, spécialement pour l’occasion, un Beretta 92G qui maintenant reposait glacialement dans ma main moite. Serrant plus fort l’arme, je souhaitai de tout cœur que mon nouveau compagnon ne soit pas des plus ennuyant pour l’aventure car j’aurais assurément un deuxième cadavre sur les bras… Eldiablo 99 F« Le séminaire de motivation commence par une utopie
collectiviste:
soudain nous sommes tous égaux, les esclaves tutoient les patrons,
place à l'orgie
sociale. Du moins le premier soir. Parce que, dès le lendemain matin, les clans se reforment, on ne se mélange plus sauf la nuit, dans les couloirs où s'échangent les clés de chambre: le vaudeville devient alors la seule utopie. Il y a une juriste ivre morte qui pisse accroupie dans le jardin; une secrétaire qui déjeune seule parce que personne ne veut lui parler; une directrice artistique sous calmants qui casse la gueule à tout le monde dès qu'elle a bu un verre de trop (...). La vie dans l'Entreprise reproduit la cruauté de l'école, en plus violent car personne ne vous protège. Vannes inadmissibles, agressions injustes, harcèlement sexuel et guéguerres de pouvoir: tout est permis comme dans vos plus affreux souvenirs de cour de récréation. » Frédéric Beigbeder 4 : SUR LA DIGUE PORTE OUVERTE : Atelier intérieur de Minouchka (heure avancée de l'Est) L'apprivoisement, c'est aussi permettre à l'autre d’entrer… Une horde de curieux se tenaient à l’entrée, entassée sur mon tapis pourpre. Assise sur mon divan, je les observais tranquillement. Nul visiteur n’osait se précipiter, ils patientaient le moment de mon signal pour disposer de mon environnement. Dans l’attente, le plus curieux avait enlevé chaussures et chaussettes afin de piétiner la moquette avec délice. Sûrement un tactile car le moment venu, il se poussa vers mes toiles, peintures et pinceaux en touchant un maximum d’objets possibles. L’intellectuel du groupe, lui, se dirigea posément vers ma bibliothèque pointant un doigt fouineur sur mes ouvrages musicaux et littéraires. La poussière accumulée sur son index le fit éternuer et c’est avec ravissement qu’il reprit sa recherche exhaustive. Une femme replète et sans âge, matrone dans l’âme, se précipita vers mon costumier. Ses cris indéfinissables me laissaient perplexe sur le verdict. Le reste du groupe se suivait en prenant bien soin de ne rien déplacer, ni rien toucher. J’entendais leurs théories chuchotées sur le spécimen que je me devais d’être selon les informations recueillies. Dans le brouillard de mes observations, je sentis un regard posé sur moi. Une petite fille se tenait encore debout, à l’entrée. Cette manière qu’elle avait de bouger les yeux vers mon visage me pétrifia. Je compris que chacune de mes expressions faciales étaient observées. Avec un sourire timide, elle s’approcha pour terminer sa course sur mon canapé. Sa menotte chaude chercha la mienne avec simplicité, puis avec une totale confiance se lova contre moi. Mes yeux se fermèrent sous les battements de ce cœur inconnu et je compris. Je compris que l’apprivoisement se créait de l’intérieur, en silence et sans penser. Eldiablo À QUI LA FAUTEJ’ai manqué une carrière prometteuse d’actrice de film d’horreur. Déjà à cet âge j’avais le regard torve d’une tueuse de photographe en série, le sourire d’une Joconde et la crispation de la main troublante. J’aurais été parfaite pour jouer dans Shinning, dans le rôle des jumelles fantômes ou même Poltergeist bien que je ne sois pas une adepte de la télévision avaleuse. Carrie, version pour enfants aurait été probablement un chef d’œuvre oscarisé si j’y avais tenu le rôle principal. La vie est cruelle… P.S. : Le couteau est une gracieuseté de d’Aiguisage Marco. ELDIABLO BOTTES À CAPLes bottes à cap sont de retour aux plus grands plaisir des dames. Portez-les roses tendres ou bien sanguines. Elles se font sauvages ce printemps sous la jupe ou le bas de soie. Évitez le mauvais goût en les exposant dans un verger ou un champ de maïs. Osez Mesdames les bals de fin d’année! GISÈLE VACHON Conseillère Avon
3 : SUR LA DIGUEAvancer… Peut importe où mais avancer. La morsure de l’air dans la
voiture avait du bon, telle une claque rédemptrice, embrouillant ma chevelure
autour de ma tête en serpents furieux. J’étais sauvage, libre et en mouvement!
Il y avait des moments dans la vie où je me devais de me quitter. Ne pas
regarder derrière, augmenter l’allure en fixant un point précis et avancer… Et si la
vitesse de croisière se coordonnait parfaitement à la vitesse de mes pensées
alors tout devenait possible. L'arrêt était loin derrière. Ma tête cessait de
réfléchir, mon cerveau devenait le vent.Eldiablo 2 : SUR LA DIGUEJe m’étais fort bien renseignée ce matin là. Acide chlorhydrique et papier d’aluminium. Beaucoup mieux qu’il y a deux ans lorsque mon mari devant les hommes avait eu la brillante idée d’acheter un chiwawa au nom exotique de Gisèle. Elle fut baptisée et le mal naquit. Directe descendante de Cerbère, elle prit soin avec brio de tenir mes nerfs dans un état à vif, proche de l’apoplexie. Elle avait un appétit féroce pour le démembrement de toutes choses, mes choses et principalement ceux à un coût exorbitant. C’est qu’elle avait un appétit du luxe ma Gisèle, dans le genre poule on ne ferait pas mieux. Chaque matin, ses yeux globuleux me lorgnaient avec sadisme, laissant dépasser des crocs dignes d’une vampiresse d’Hollywood. Chaque matin elle attendait le moment où elle pouvait me jeter à la figure sa haine de moi en mastiquant avec satisfaction mes bas, mes souliers, mes sous-vêtements, en fait tout ce qui pouvait porter mon odeur. Et n’imaginez pas que je n’ai point essayé de changer de parfum, au moins vingt bouteilles traînaient dans mon armoire depuis ce temps. C’était la senteur de mon âme qui la faisait frétiller plus sûrement que les crottes sèches que je me plaisais à lui verser dans son horrible bol rose.Gilles mon mari, me trouvait un brin exaltée la concernant. C’est qu’elle l’endormait de coups de queue et de coups de langue franchement écœurants tandis qu’elle me réservait ses grognements sulfureux et jappements sataniques. Mais toute cette méchanceté ne serait bientôt qu’un cauchemar lointain... La veille j’avais acheté une minuscule valise très coquette et hors de prix. Je pris prix soin de la montrer à mon époux
avant son départ pour le boulot, en lui disant combien je la trouvais chouette
pour y ranger mes cosmétiques. Il avait acquiescé d’un air distrait puis avait
quitté la maison. J’avais mis la valise sur le comptoir bien à la vue de la
succube, qui faisait semblant de grignoter ses croquettes sournoisement. Dans une
petite bouteille d’eau, j’y remplis un fond d’acide chlorhydrique en y déposant
délicatement un bout de papier d’aluminium chiffonné. Le bouchon vissé, je
mis-le tout dans la valise rapidement puis la déposa près de la porte, ouverte
par mes soins. Sans formalité, le monstre fonça sur mon nouvel achat en
s’enfuyant dans l’immense court arrière que nous possédions. Avec un sourire
satisfait, je vis la bête secouer la tête avec acharnement afin d’effriter mon
précieux. Je refermai la porte avec satisfaction. À la bonheur! Sa bonne humeur
à saccager ferait agir le mélange chimique encore plus efficacement. C’est
ainsi que j’entendis la déflagration en appuyant mon dos contre la porte.
POUFF! Une musique de pure béatitude… Eldiablo
1 : SUR LA DIGUEJe ne sais plus pourquoi j’étais là et cela
parce que je l’observais un peu trop intensément. Le regard par en dessous
faignant de l’écouter. Avec lui, les mots ne traversaient jamais ma cervelle
plus de cinq minutes. Depuis une demi-heure qu’il était avec moi, le mal était
irréparable - Tu n’écoutes pas ce que je te dis… me
dit-il avec cette voix trop grave pour mes hormones femelles. J’avais les joues en feu et le corps en fête. Il avait la capacité de me rendre comme un petit pois vert catégorie 5 et de plus très lent à rouler. C’était toute cette testostérone qu’il portait comme un bijou qui m’aveuglait à chaque fois. Un truc trop brillant pour ma vue, voir même trop clinquant. Cette virilité me rendait honteuse de moi, signifiant bêtement que j’étais bien comme toutes les autres, aussi faible devant l’étalage de cette vieille loi naturelle et incapable de résister. Rien de nouveau pour ce bas monde finalement…Oups! - Pardon? Je n’ai pas saisi… Aille! C’est bien ce que je pensais. J’avais parlé tout haut. J’étais bien plus mal en point que je ne me l’imaginait. C’était sa faute après tout, il n’avait pas à être fait de ce matériau magnétique dur. J’étais victime d’excitation coercitive, rien de plus! Une question de temps ou de résistance. Avec lui il n’y avait pas d’ambiguïté, l’homme et la femme avaient un rôle bien défini à jouer. Eldiablo CHAMBRE 13
Je lui avais intimé un rendez-vous. Dans cette attente de lui, mon regard caressait le plafond avec fascination. De fines toiles d’araignées enlaçaient le ventilateur éteint. Bientôt, elles se balanceraient avec régularité au dessus de nos têtes, bientôt elles tourbillonneraient fantomatiquement. Le lit où j’étais étalée, n’avait aucun confort. Je les aimais ainsi dure, sans rebond afin de bien le sentir, lui, pendant l’enfouissement. Ce silence avant les cris me remplissait de bonheur plus sûrement que l’acte lui-même. Tous ces états figés perdant de leurs fixités me fascinaient. C’était le passage qui me faisait jouir. Lui, habituellement il jouissait avec ses yeux pornographiques sans regard pour la lumière sur nos peaux. Sans voir l’intensité des souffles, ceux que je lui fabriquais afin qu’il ne comprenne plus rien, et qu’il devienne ainsi cette enveloppe légère couvrant mon corps d’une brise propre à l’embrasement. Eldiablo LA BARONNEL'homme désire la femme, tandis que la femme désire le désir de l'homme. Madame De Staël OBSERVATION PRIMAIRE
Mystifiant l’homme et sa jouissance. Eldiablo SAINT-LAURENTLe divan rouge sur le mur bleu nuit était merveilleusement indécent et c’est pour cette même qualité qu’elle l’avait choisi. Mais également pour sa sournoise couleur cerise sans touche de jaune pour le déclarer oranger. Les rouges, elle les aimait semblables à de petits fruits juteux avec un 5% à 10% de bleu tout juste avant l’arrivée du mauve. Sur les murs des portraits noir et blanc trônaient pour contrer l’effet de la solitude, sa solitude. Un chandelier à trois branches embrasé siégeait sur un coffre massif en bois vieux de plus de150 ans. Un souvenir qu’elle n’avait pas su se départir. Son lieu empêchait toute intrusion extérieure, un appartement d’hiver. Le seul qu’elle a vraiment habité. L’unique grande fenêtre partiellement recouverte de tentures jaune autobus cachait la vie urbaine qui régnait sur le boulevard Saint-Laurent. Les deux carreaux eux dénudés offraient une vue imprenable du ciel enneigé. Les flocons tourbillonnaient sous le réverbère créant ainsi l’ultime protection. Son antre… Eldiablo |
|
|